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La myoglobinurie du cheval

La myoglobinurie est une maladie fréquente du cheval de sport, qui apparaît lors d’un exercice et se caractérise par une atteinte musculaire douloureuse. Elle est également appelée "myosite", "coup de sang" ou encore "maladie du lundi".


Quelle est l'origine de la maladie ?

Il s’agit d’une inflammation des muscles qui se traduit par une destruction des cellules musculaires. Celles-ci, en éclatant, libèrent une molécule particulière : la myoglobine, dans le sang. Cette myoglobine est éliminée dans l’urine et, si elle est en quantité importante dans l’urine, celle-ci prend une coloration foncée.

 

La myoglobinurie apparaît dans plusieurs circonstances :

  • Remise au travail brutale après un ou plusieurs jours de repos à l’écurie sans baisser l’alimentation, c’est l'origine du nom de « maladie du lundi »,
  • Exercice trop intense (trop long ou trop rapide) par rapport à la condition physique = surentraînement, c’est la myopathie liée à l’exercice,
  • Affection héréditaire qui provoque un stockage anormal de glucose et de glycogène dans les muscles : rencontrée surtout chez le Quater Horse, le Pur Sang et les chevaux lourds,
  • Chevaux stressés ou à caractère nerveux, qui travaillent sous la contrainte : ainsi les Pur Sang, Trotteurs et chevaux arabes, les crises apparaissent de façon récurrente.


Quels sont les symptômes de la maladie ?

Ils apparaissent toujours au cours ou à la fin d’un exercice. Ils sont caractérisés par une douleur musculaire (« crampe ») plus ou moins intenses.

Dans la forme modérée, on observe une raideur des postérieurs et une démarche traînante. Les muscles de la fesse sont douloureux à la palpation.

Dans la forme sévère, la douleur musculaire est intense ; les muscles sont durs à la palpation ; le cheval refuse de se déplacer ou titube, et reste même quelquefois couché. Ce sont les muscles du dos et de la croupe qui sont les plus touchés.

On observe une sudation abondante. Si le cheval urine, celle-ci est foncée.


Comment s'effectue le diagnostic ?

L’observation des symptômes fortement évocateurs permet de reconnaître la maladie.

Le diagnostic sera confirmé par une analyse de sang (biochimie) et une analyse d’urine.

 

la biochimie permet de doser les enzymes musculaires, la Créatine Kinase (CK) et la transaminase (Aspartate Amino Transférase ou ASAT), qui sont en forte augmentation.

L’analyse d’urine sur bandelette met en évidence la myoglobine , ce qui est intéressant dans les formes modérées.


Quel traitement appliquer ?

Tout d’abord, il faudra éviter de déplacer le cheval, ce qui risque d’aggraver ses symptômes. On le couvrira avec une couverture après avoir épongé la sueur et, s’il se déplace de lui-même, il sera rentré dans un box.

 

Le traitement devra être mis en place en urgence dans les formes sévères :  

  • Perfusions : pour favoriser l’élimination de la myoglobine
  • Tranquillisants et myorelaxants : pour détendre les muscles
  • Anti-inflammatoires : pour soulager la douleur

 

Le repos est impératif pendant quelques semaines. La reprise du travail sera  indiquée par le retour à la normale des enzymes musculaires.

Une complémentation à base de vitamine E et de Sélénium sera bénéfique.


Comment éviter la maladie ?

 

Prévention alimentaire :

Il faut toujours penser à diminuer la ration alimentaire d'un cheval au repos, et, si possible, le sortir au paddock afin de lui procurer une activité.

En ce qui concerne l’alimentation de base, il est conseillé de réduire l’apport de glucides, d’augmenter la proportion de matières grasses et d’améliorer l’apport en cellulose.

La distribution d’une supplémentation en vitamine E et Sélénium sera mise en place.

par temps chaud, l’exercice s’accompagne d’une forte sudation, donc d’une perte d’électrolytes (de sels). Celle-ci devra être compensée par une distribution de préparation à base d’électrolytes ; en même temps le cheval aura libre accès à de l’eau fraîche et à une pierre à sel.

 

Exercice :

En général, il faut effectuer un échauffement suffisant. L’exercice sera entrecoupé par des périodes de relâche. A la fin de l’exercice, il est nécessaire de prévoir une récupération active, au pas soutenu ou au petit trot.

 

Environnement du cheval :

Il faut réduire le stress, facteur déclenchant de crises de myoglobinurie. Cela passe par l’instauration d’une routine de travail ( respect des horaires, notamment dans la distribution de l’aliment).